Rêveries

Ode à Marin

3 avril 2016
Marin

IMG_0631Au début quand on m’a parlé de toi je ne te voulais pas.
Un chat ? Pourquoi ?
Contraintes et tralala.
A travers toi je ne voyais que les bêtises que j’allais devoir réparer,
Tes miaulements que j’allais devoir supporter,
Et ma liberté tant aimée dont tu allais quelque peu me priver.
Et j’avais peur.
Peur de regretter.
Peur de me lasser.
Peur de vouloir t’abandonner,
FullSizeRenderChose que je ne pouvais envisager.
Et en mai je me suis lancée.
A Vaulx-en-Velin je suis allée,
Dans cette maison je t’ai trouvé.
Toi, petite Patoune pas sevrée dont quelques moustaches avaient été coupées.
Dans mes bras on t’a posé et j’ai compris que tu y resterais.
Et en effet, tu en as cassé des objets.
Pendant des mois en pleine nuit tu m’as réveillé.
Mais qu’ils étaient drôles mes pieds à mordiller.
Et quelle idée j’avais de les laisser ainsi traîner.
J’ai compris grâce à toi que la contrainte pouvait être un plaisir.
Et que me sacrifier pour te protéger n’enfreignait pas ma liberté.
Aujourd’hui de toi je ne pourrais me passer.
img_2693De cette complicité qu’on a tissé.
De cette confiance nouée dans la réciprocité.
De tes griffes aiguisées que tu sais refermer en voyant mon visage approcher.
Ton ventre déployé pour que mes lèvres puissent s’y poser.
Et de ton corps faire un oreiller quand sentant mon cœur fragile et mon corps éreinté par les excès.
Te sentir respirer.
Etre bercée par ces mouvements réguliers.
Tu vas avoir deux ans.
Et je ne me lasserais jamais de m’étendre à tes côtés.
Sur ce tapis persan de tes poils blanc maculés.
Une musique en arrière plan.
Regarder Fourvière.
Regarder tes yeux verts.
Le monde peut être en guerre.
Minuit une, minuit deux, minuit trois.
Fourvière s’éteins.
Le calme nous appartient.
Nous sommes sereins.

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