Rêveries

Perdue cette nuit

31 janvier 2016

Hier soir, j’ai fait un cauchemar.
Il faisait noir, la pièce était emplie de brouillard.
Autour de moi, des portes.
En un éclair, j’ai compris que j’étais dans un vestiaire.
Et soudain, un regard assassin.
Un mélange entre Kool Shen et Joey Starr.
Une proie et un guépard.
Alors qu’il me fixait, la peur me gagnait.
Courir, fuir, partir …
Le cœur battant, les poumons brulant, le regard hagard cherchant à quitter cette zone noire.
Puis une porte franchit et la lumière jaillit.
Une voiture je rejoignis et je m’enfuis.
Je me souviens de cette difficulté à respirer, de ce sentiment d’étouffement,
Cette douleur en dedans, comme un étau m’enserrant.
Mes mains glacées tremblaient sur le volant.
Je roulais vite, me retournais souvent.
Jusqu’à ce que la lumière ait balayée l’obscurité.
Jusqu’à ce que la mer soit à ma portée.
Alors sur le côté je me suis garée.
J’ai choisi de laisser mes chaussures dans la voiture.
A mesure que mes pieds s’enfouirent dans le sable la peur s’envolait.
Tout en descendant la bute, le trouble s’effaçait.
Seul comptait le vent, doux et chaud, caressant ma peau.
Mes cheveux dansant sur son tempo.
Mes yeux fixant l’étendue d’eau.
Le sable devint mouillé sous mes pieds.
Mes vêtements je laissais face à l’immensité.
Le vent devint plus frais.
Un léger frisson me gagnait.
Un sentiment de légèreté m’apaisait.
Pas à pas, j’avançais.
L’écume me couvrait.
Mes lèvres j’entrouvris pour mieux apprécier,
L’air iodé mes poumons gonfler.
Et un sourire se dessiner.
Librement respirer.
Perdue dans cette immensité,
Que la lune venait éclairer.

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