Rêveries

Pluie à Peine

14 janvier 2016

Il est 8h.
D’une nuit sans rêve, je me réveille.
Les draps sont froids, il n’est plus là.
D’un pas morne et monotone, je me lève.
Et dans le silence, j’avance.
Un thé réchauffé avalé, vers un siège je me suis tournée.
Pour à l’extérieur regarder, les gouttes d’eau tomber.
Contempler la fine pluie marteler le sol.
Contempler la pluie fine tambouriner sur les feuilles.
Et comme pour participer au spectacle qui m’était donné,
Je sentis mes yeux se voiler et des gouttes y perler.
Puis sur ma joue le lourd poids de ma peine couler.
Alors mon regard je détournais.
Vers ce chat qui s’amusait.
A l’aide de ses coussinets, une feuille il traquait.
Nos regards se croisèrent et sa proie il laissa.
De son regard vert il me fixa.
Puis d’un pas chaloupé je le vis avancer.
Pour, sur mes genoux, sauter.
Ses yeux verts se fermèrent et de sa tête il vînt sécher,
Les gouttes d’eau qui s’étaient échappées.
Il est 18h.
Sur le canapé je me suis réveillée.
Apaisée, sous mes doigts la chaleur angora.
Contre moi, son corps de chat.

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